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LA
REDUCTION DES COÛTS DE REPROGRAPHIE |
«J’ai
imprimé 5 copies de plus car on ne sait jamais, elles peuvent servir et, au
pire, qu’est ce que vous voulez que ça coûte ?….. » ;
Voici une phrase que l’on entend souvent parmi les utilisateurs de systèmes
d’impression.
En effet, cette phrase peut être comprise dans la mesure où effectivement 5 copies ne changent pas sensiblement le budget d’une entreprise ; dommage qu’en moyenne on imprime 25 pages par jour et par personne !
La
plupart d'entre nous, même ceux qui connaissent exactement les coûts de
location des machines et les coûts à la copie, sommes souvent surpris
d’entendre que jusqu’à 2% du
chiffre d’affaires de leur entreprise est dépensé pour la préparation de
documents ! C’est
pourtant ce que je constate systématiquement lors de mes missions quand je
calcule les coûts totaux de possession des machines de reprographie (ou TCO,
Total Cost of Ownership) avant une démarche d’optimisation.
| La structure de coût |
La
raison d’une telle surprise peut être qu’au mieux on prend en compte
uniquement les coûts d’achats des machines et les forfaits à la page que les
concessionnaires et les constructeurs appliquent normalement : mais ces coûts
ne constituent que 60% du coût total.
Rarement
les organisations prennent en compte des coûts tels que le support
(installation, formation et helpdesk), la gestion des consommables des machines
dont on s’occupe en interne ou l’indisponibilité du service : les
utilisateurs perdent souvent beaucoup de temps à essayer de comprendre pourquoi
l’imprimante ne fonctionne pas, à appeler le helpdesk, à aller chercher les
copies à la machine ou à attendre que la machine ait fini d’imprimer les
pages lancées par un collègue. Le temps ainsi gaspillé pourrait être utilisé
pour des tâches à bien plus forte valeur ajoutée.
Par ailleurs, certains coûts tels que la consommation électrique est généralement négligeable (environ 1% du TCO): on commence pourtant à s’en soucier dans des contextes de limitation de l’empreinte carbonique des sociétés.
| Un
gisement d’économies |
La
sous-estimation des coûts de reprographie est une des raisons pour lesquelles
la mise en place de machines d’impression est souvent considérée d’une
importance secondaire. Les nombreuses missions d’optimisation que j’ai menées
ont permis d’atteindre des économies
sur les TCO entre 5% et 30%
selon la maturité achats des organisations.
Ces
enjeux n’ont rien d’étonnant quand on voit que, dans la plupart des
organisations, le parc machines (imprimantes, copieurs, scan, fax et
multifonctions) est encore géré d’une façon hétérogène. Le service
informatique est souvent responsable des imprimantes et des fax, alors que les
services généraux s’occupent des photocopieurs. Il en résulte une flotte généralement
redondante. Cela mène rapidement à multiplier les coûts car chaque machine
consomme de l’électricité, utilise différentes fournitures, nécessite des
pilotes spécifiques et une maintenance dédiée.
En se promenant dans les bureaux d’un groupe de travail type, on trouve une grande variété d’imprimantes, de copieurs, fax et multifonctions. Il n’est pas rare de trouver une imprimante monochrome juste à coté d’une autre couleur, d’un fax ou d’un copieur. Il arrive souvent de découvrir des ratios inférieurs à 3 utilisateurs par imprimantes alors que les bonnes pratiques de marché se positionnent à 10 ou plus! Tout cela finit par coûter cher et n’apporte pas plus de productivité qu’un parc mieux pensé.
| Quelques clés pour optimiser un parc machines |
| Partage de multifonctions : Le schéma idéal serait de consolider sur un seul appareil multifonction en partage les volumes précédemment imprimés par plusieurs utilisateurs situés les uns à coté des autres. Dans la plupart des cas, quelques multifonctions placés dans des endroits stratégiques peuvent satisfaire les besoins d’un groupe de travail et permettre à tous, de pouvoir accéder à des fonctionnalités telles que le scan ou la finition des documents. Un nombre inférieur de machines à gérer permet de baisser les coûts en réduisant le nombre d’interventions, la maintenance, en simplifiant la gestion des consommables et en utilisant moins d'énergie électrique. |
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Il faut calculer le bon nombre de machines nécessaires, leurs caractéristiques et leur localisation. Attention : afin de ne pas soulever des vagues de mécontentement de la part des utilisateurs auxquels on supprime les imprimantes locales, la communication sur le projet est fondamentale : il faut montrer les avantages que les utilisateurs pourront retirer grâce à des machines plus performantes et à de nouvelles fonctionnalités.
Equilibre entre
imprimantes et multifonctions :
En réalité, il ne faut pas nécessairement ne déployer que des
multifonctions. Par exemple, pour des raisons de sécurité et de confidentialité,
certaines directions, comme les ressources humaines, ont besoin d’une
imprimante dédiée, à moins d’accepter de s’identifier sur une machine
partagée avant de débloquer l’impression. Egalement, une imprimante locale
pourrait éviter qu’un collaborateur ne perde trop de temps pour aller
chercher ses copies sur un multifonction trop éloigné de son bureau. C’est
pourquoi, pour minimiser les coûts et optimiser la productivité, il faut
savoir trouver le bon équilibre entre imprimantes et multifonctions.
Homogénéisation
: Choisir une seule marque pour les imprimantes et les multifonctions favorise
la réduction des coûts et permet une meilleure familiarisation des
utilisateurs aux machines. Pour aller plus loin dans cette logique, il
conviendrait d’homogénéiser le parc sur un nombre restreint de modèles. En
effet cela permet de:
>
Limiter le stock de fourniture pour chaque type de machine et de prévenir les
ruptures de stock ;
>
Former les utilisateurs sur une même base de machines ;
>
Simplifier l’administration de la part du service informatique, grâce à des
outils de gestion et des pilotes communs.
Renouvellement de
technologie : Généralement,
les imprimantes les plus anciennes coûtent en fonctionnement plus chers que les
dernières générations de modèles. Certaines organisations préfèrent
renouveler annuellement une partie de leur parc (généralement 25%) pour
pouvoir bénéficier d’un parc toujours à la pointe de la technologie. Cette
stratégie n’est toutefois pas à recommander car elle engendre une multitude
de contrats ne permettant pas de profiter de l’effet volume.
| En
conclusion… |
J’espère
que ces quelques lignes sur le vaste sujet de la reprographie vous aient permis
d’obtenir quelques premiers éléments de réponses sur la rationalisation
d’un parc d’impression. Si cette thématique achats fait partie de votre
actualité, vous pourrez trouver quelques illustrations complémentaires sur ce
sujet au travers du site www.epsagroupe.com,
la société de conseil pour laquelle je travaille.